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Réflexion(s) de terrain sur un projet d’archive ouverte (1)

Posté dans Open acces / Archive ouverte.

soccerquelques réflexions suite aux discussions avec les chercheurs rencontrés à propos d’un projet d’archive ouverte à l’Université de La Réunion.

La dernière version auteur (One version to rule them all)

Il n’y a qu’à voir l’offensive des éditeurs, Elsevier en tête et plus récemment l’American Society of Civil Engineers pour comprendre que la version éditeur d’une publication (le pdf mis en page par la revue) n’est pas prête d’être libérée pour l’archivage en open access.

La dernière version auteur d’une publication est importante pour le dépôt dans une archive ouverte. C’est, dans la très grande majorité des cas, la seule version fiable, c’est à dire évaluée par les pairs, sur laquelle le ou les auteurs conservent leurs droits suite à la signature du contrat de cession de droits au profit de l’éditeur (Copyright Transfert Agreement).

Mais qui possède vraiment cette version sur son ordinateur ? de la toute dernière version envoyée à l’éditeur ou téléchargée sur la plateforme de suivi de publication (Elsevier Editorial System ou MyPublication chez Springer) ?

Nous n’atteignons pas encore les records des publis pour des tests cliniques ou pour des projets de très grande envergure type LHC qui font apparaître plusieurs centaines d’auteurs pour un simple article, mais le co-autorat est la norme dans les publications en sciences et techniques qu’il m’ait été donné de voir dans mon université. En discutant avec les co-auteurs, on s’aperçoit qu’ils ne disposent ou conservent pas systématiquement la dernière version transmise à l’éditeur par l’auteur correspondant. Il font confiance à ce dernier qui garantit apparemment la conservation de cette version sans forcément la partager.

Or, si le dépôt systématique de la production scientifique est envisagé (comme ce devrait être le cas partout), le contrôle et la traçabilité de la dernière version auteur ne sont plus seulement importants mais primordiaux. Chaque co-auteur doit pouvoir disposer de la version la plus à jour pour l’ajouter éventuellement à son archive institutionnelle. Cela signifie, entre autres, revoir les habitudes de publications des chercheurs et leur gestion électronique des documents. Pas une mince affaire.

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